Carnet de recherche de Samuel Goëta, doctorant à Télécom ParisTech. Sociologie de la production et de la libération de données publiques, enjeux politiques d'Internet et bien d'autres choses.

Le compteur d’Orléans

By on in Brève

Le poinçonneur des Lilas a disparu, remplacé par des machines qui oblitèrent le ticket, valident le Navigo et par la même occasion, comptent les passagers (enfin je suppose). Le métro Porte d’Orléans se trouvant au terminus de la ligne 4, les concepteurs de la station de métro ont fait le choix de ne pas mettre de portes-palières qui, tout en bloquant les resquilleurs, facilitent le comptage des passagers.

En cette heure de pointe, la station est cernée à chaque sortie par des personnes arborant des gilets rouges, rappelant les périodes de pointe des gares. Leur veste indique au passant “enquête” au dos et “comptage” en face. Ambivalence du rôle de ces enquêteurs qui se partagent la tâche du comptage des voyageurs et du sondage qualitatif qui informera la RATP de la satisfaction des usagers.

La feuille de papier de l’enquête a été remplacée par un iPad qui affiche les questions et recueille les réponses. Plus surprenant, une des personnes à la sortie utilise ses doigts pour compter les voyageurs. Probablement une solution provisoire en attente du compteur manuel du type de ceux qu’on trouve dans les avions.

Le compteur d’Orléans nous rappelle que les données ne tombent pas du ciel. Des “petites mains” comptent, évaluent et estiment le nombre de voyageurs qui passent chaque année dans les stations du métro de Paris avant que ce chiffre soit compilé avec les données récoltées de manière automatique, harmonisé et publié dans un fichier sur data.gouv.fr.

Pour vous expliquer simplement, ma thèse consiste à comprendre ce qui passe entre les deux images qui illustrent cet article.

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